Interview
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Invitée du mois de Janvier 2008: Madame Marguerite HOMB
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Madame Marguerite HOMB coordonne depuis plusieurs années l’ONG Espace Créateurs, un réseau qui regroupe des structures spécialisées diversifiées les unes des autres. Dotée d’une solide formation administrative et en gestion des entreprises, elle s’investit sans ménager ses efforts dans le développement économique des collectivités. |
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SAP : En tant que Développeur sur le terrain, que vous inspire l’implication convergente actuelle des anciens et nouveaux acteurs de développement (Diaspora, Etats, Banque Mondiale, etc.) en faveur des populations congolaises ?
SAP : Revenons au 1er colloque de la Diaspora congolaise. Les prémices de son organisation vous satisfont-t-elles ? MH : Je remercie l’UNFM pour la réalisation des travaux en visioconférence. Je remercie sincèrement le Dr BOUENIZABILA qui anime l’espace où s’est déroulé ce direct. C’était une grande innovation dans la façon de travailler sur les questions essentielles de développement. Les organisateurs de ce 1er colloque nous ont associé, c’est déjà un pas de géant dans la meilleure organisation de la Diaspora congolaise. Les NTIC ont démontré par l’aspect de la téléphonie combien elles peuvent être une réponse importante au développement. Cette démonstration en grandeur nature, avec un tel outil pour communiquer en simultané, image à l’appui est une bonne initiative qui se traduit ici, dans notre communauté, en terme d’appropriation comme une vulgarisation des NTIC, pour combler le fossé numérique. Du point de vue économique, c’est un retour sur investissement considérable. Je salue dans le même sens, le projet de création d’un Télécentre par l’association Partage en partenariat avec le Conseil Général de l’Essonne sous l’impulsion du Conseiller Général M. Patrice FINEL. SAP : Pour terminer, avez-vous des vœux à formuler ? MH : Je souhaite à tous les congolais de la Diaspora une bonne et heureuse année 2008. Je formule le vœu de voir se renouveler de telles initiatives. Le 1er colloque de la Diaspora congolaise m’ a permis de connaître l’existence de nos structures et nos projets respectifs. Mieux encore, il a mis en évidence de la possibilité de mener des actions en partenariat. Je garde l’espoir de prévoir une communication plus soutenue entre les congolais de la Diaspora congolaise et ceux restés au pays. Je me bas depuis des longues années pour le développement en faveur des populations congolaises. Aujourd’hui, j’ai un réel espoir de voir cette lutte porter ses premiers résultats. Avec la volonté, l’implication et la détermination de tous les acteurs, un développement durable approprié devient possible pour notre pays, le Congo Brazzaville. SAP : Nous vous remercions et bonne année 2008, année olympique par excellence.
Il s’agit de la capacité pour notre pays de trouver les réponses adéquates en vue de relever les défis que nous impose la mondialisation. De son côté, la Banque Mondiale va au delà de ses Programmes d’ajustement structurel successifs qui ont souvent désorganisé beaucoup d’États d’Afrique subsaharienne y compris le nôtre. Par ailleurs, il faut reconnaître que cette approche est souvent inadaptée lorsque les ressources humaines « renforcées » à tour de bras n’ont pas les pré- requis nécessaires ! Et lorsque cette expertise existe sur place, elle n’est pas motivée pour la retenir dans le pays. Ainsi, nous assistons impuissants à la fuite du peu de matière grise qui nous reste. Dans le bi-hebdomadaire « La Semaine Africaine » du 18 décembre 2007 on pouvait lire, je cite : « plus d’un tiers des ressources humaines hautement qualifiées de l’Afrique sont actuellement dans la diaspora. Par ailleurs des études prouvent que les africains les plus instruits choisissent de plus en plus de ne pas retourner dans le continent et demeurent dans leur pays d’accueil, à la fin de leurs études… L’impact du non-retour pénalise les secteurs public et privé en Afrique ; dans certains cas, les pays sont forcés à dépendre des taux élevés de conseillers internationaux, pour aborder le travail de développement du continent ». L’implication de notre diaspora dans les actions de développement du pays est de rigueur. C’est du moins les mesures des accords du 25 octobre 2007 entre la France et le Congo Brazzaville dans le cadre de son programme de Co – développement. La Banque Mondiale a un immense porte- feuille de prêts d’investissement (338 projets pour environ 22 milliards USD je crois) pour mener une politique de développement de l’Afrique subsaharienne. Pour cela la Banque veut avoir l’appui des gouvernements qui devront s’engager à mettre en place une politique qui prendra en compte la nouvelle donne qu’est la Diaspora et à construire un environnement institutionnel capable de renforcer ce potentiel humain. D’autre part, elle veut renforcer les performances dans l’exécution de ce portefeuille, en obtenant l’engagement de la diaspora, Sur ce, un fonds de 6 milliards USD est réservé pour acquérir cette assistance technique que la diaspora devra fournir.
SAP : Comment envisagez-vous la cohabitation sur le terrain de tous ces acteurs en vue de la réalisation de leurs programmes ?
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Historique des derniers interviews (fichiers sous format pdf) |
| Voir Interview du 05 juin 2007: Marie Alfred NGOMA |
| Voir Interview du 05 mai 2007: Madame Léo-Cady |
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Voir Interview du 05 mars 2007: Monsieur Bernardin Dilou GOMA |
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